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La Petite-Patrie accueille le premier festival de mapping

Culture, Vie de quartier
Le parcours de Thien Vu Dang comme VJ en 2001 l'a amené vers la création de mapping. (photo : Lindsay-Anne Prévost)
Le parcours de Thien Vu Dang comme VJ en 2001 l’a amené vers la création de mapping. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

pamplemousse.space.monolith.agency a assisté à l’événement Minutes Mapping corps humain qui a rassemblé près de 250 personnes, le 7 octobre. Cette soirée était organisée dans le cadre du premier festival international de mapping de Montréal (MAPP_MTL).

La Petite-Patrie s’est avérée être un lieu d’inspiration pour ce festival qui met à l’avant-scène des créations d’art visuel et sonore sous forme de projection. Les bureaux au style industriel de l’entreprise Moment Factory, situé au 6250, avenue du Parc, semblaient tout indiqués pour assister à cette expérience unique et prenante qu’est le mapping.

« Le mapping, c’est l’art de s’approprier son environnement intérieur ou extérieur et même de s’approprier les objets ou le corps humain, explique le cofondateur de MAPP_MTL et directeur artistique, Thien Vu Dang. C’est l’utilisation de la projection vidéo pour transformer les espaces ou les objets et de s’en servir pour faire vivre une expérience aux gens. »

Cette forme d’art visuel, qui mélange animations graphiques et effets sonores, est en émergence depuis le début des années 2000.

« Ça a suivi l’évolution de la scène VJ [vidéo-jockey] qui mixent les images dans les soirées et les fêtes, raconte Thien Vu Dang. À un certain moment, les VJ ont décidé de ne pas se restreindre à un cadre 16:9 et de plutôt sortir l’image du cadre. »

Ainsi, dans cet espace dédié pour l’événement et plongé dans le noir, nous avons pu admirer les œuvres être projetées sur le corps d’une danseuse contemporaine.

Une compétition au format original

Les artistes ont projeté leurs créations sur le corps d'une danseuse contemporaine ; un format irrégulier pour eux. (Photo : Courtoisie/ Cameron Bradish)

Les artistes ont projeté leurs créations sur le corps d’une danseuse contemporaine (photo : gracieuseté – Cameron Bradish)

« Dans ce cas-ci, [le plus difficile], c’était le format. Projeter sur un corps humain, ça n’arrive jamais, note l’étudiant en médias interactifs de l’Université du Québec à Montréal et créateur de l’œuvre Elevator, Alexandre Lustigman. Le format est vraiment inhabituel, la projection n’est pas la même, il faut choisir des couleurs pertinentes, la forme du corps n’est pas un écran plat. »

Au total, une cinquantaine d’étudiants en nouveaux médias et en multimédias de l’UQAM et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ont participé à l’événement, qui se voulait aussi être une compétition.

Près de 20 créations vidéo de 60 secondes ont été présentées devant cinq jurés.

« Ça m’a pris environ 48 heures, soit 24 h pour programmer et 24 h pour décider lesquels de mes algorithmes étaient les plus intéressants, raconte un autre étudiant en médias interactifs de l’UQAM, Samy Lamouti, et artiste de l’œuvre Ever Expanding Mimeomia, présentée vendredi. L’événement a été annoncé avant qu’on commence les cours sur une base volontaire, mais ensuite ça s’est inscrit dans le cadre d’un cours… ça a fait d’une pierre deux coups. »

La deuxième partie de l’événement était assurée par des professionnels du milieu.

Du jeu vidéo à la dépression en passant par leur vision des émotions et du corps humain, les thématiques abordées par les artistes étaient variées.

Les étudiants ont été nombreux à souligner leur surprise à l’égard du nombre de personnes présentes. « Je pensais présenter mon œuvre à une quinzaine de personnes, pas à 250 spectateurs ! », a lancé l’un d’eux.

 

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