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L’Écho des femmes fait du bruit contre la pauvreté

Vie de quartier
L’Écho des femmes a profité de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté pour fêter son 30e anniversaire. (photo: Lindsay-Anne Prévost)

L’organisme L’Écho des femmes de La Petite-Patrie a célébré son 30e anniversaire en faisant du bruit contre la pauvreté. La parade, qui s’est tenue le 17 octobre en après-midi à la place Hector-Prud’homme, a rassemblé une soixantaine de personnes et seulement des femmes… ou presque.

« Ça fait plusieurs années qu’on dit que la pauvreté est une violence de plus à l’égard de la population et on le voit concrètement, explique l’une des travailleuses de L’Écho des femmes, Manon Choinière. Ça a un impact sur la santé physique et mentale des femmes qu’on rejoint ».

C’est notamment les membres de ce centre de jour exclusivement réservé aux femmes, dont l’objectif est de briser l’isolement que celles-ci ressentent face à leurs difficultés, qui ont mis la main à la pâte via le comité action et le comité événements spéciaux de l’organisme pour organiser la parade.

L’événement s’est inscrit dans le cadre de la journée internationale de la lutte pour l’élimination de la pauvreté.

« Les femmes sont plus pauvres et fatiguées que dans les années 1980, note Sylvia Martinez, qui travaille pour L’Écho des femmes depuis 1989. Le fait de courir les dépannages alimentaires, d’aller chercher des vêtements et de faire des trouvailles fait en sorte qu’elles sont épuisées et ne peuvent pas travailler ou, si elles travaillent, elles vivent sous le seuil de la pauvreté. »

Parade costumée

Afin d’attirer plus facilement l’oeil des passants, l’organisme a invité les gens à se costumer.

« Nous sommes un peu tannées des pancartes blanches avec des slogans, explique l’une des membres du conseil d’administration, Maria Teresa Ferreira. On a donc décidé de faire une manifestation avec des costumes pour attirer l’attention et imager notre vécu. »

Par exemple, l’une des femmes présentes à la manifestation s’était munie d’un voile vert — une couleur choisie pour faire abstraction de toute connotation religieuse. Sous celui-ci, elle était maquillée de bleus et de cicatrices, en référence à la violence.

Accompagnés d’une fanfare communautaire, L’Écho des femmes et ses accompagnatrices ont marché dans La Petite-Patrie pendant environ une heure.

Divers membres d’organismes communautaires et élus politiques, tels que la députée de Québec solidaire Françoise David et le conseiller du district Saint-Édouard François Limoges, ont joint leur voix à celle de L’Écho des femmes.

À lire également : L’Écho des femmes, 30 ans de luttes féministes

 

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