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Petite-Italie recherche authenticité italienne

Vie de quartier
Environ 200 familles vivraient encore dans la Petite-Italie. (photo : Gracieuseté de la SDC Petite-Italie – Marché Jean-Talon)

La Société de développement commercial (SDC) Petite-Italie – Marché Jean-Talon recherche de commerçants italiens qui voudraient s’installer au Canada. L’objectif : continuer de faire rayonner l’authenticité italienne du secteur.

« Nous sommes conscients que la force commerciale de notre quartier, c’est son positionnement et son identité italienne, reconnaît la directrice de la SDC Petite-Italie – Marché Jean-Talon, Cristina d’Arienzo. Pour garder ce positionnement très fort, on veut valoriser les commerces italiens déjà installés […], mais peut-être aussi aller en chercher d’autres ».

Bien que la Petite-Italie soit encore marquée par de nombreux commerçants italiens — notamment à réputation historique comme le Milano et le Caffè Italia, pour ne nommer que ceux-là —, son authenticité s’est transformée avec les années.

Selon la directrice, la Petite-Italie compte plus d’ouvertures de commerces que de fermetures. Celles-ci ne sont toutefois pas à l’image du nom du quartier.

« Il y a des commerces italiens qui ferment, mais pas de commerces italiens qui ouvrent », a-t-elle raconté au journal La Petite-Patrie lors d’une rencontre.

Authenticité italienne

Afin de ramener l’authenticité italienne au quartier, Mme D’Arienzo vise grand avec des bannières iconiques comme San Pellegrino, Nutella et Campari.

Elle compte autant travailler avec la Chambre de commerce italienne au Canada qu’avec les commerces situés directement en Italie.

« Si on veut être proactif, il faut qu’on vende la Petite-Italie à de plus gros commerces et peut-être d’aller parler avec des bureaux italiens sans attendre que ceux-ci nous contactent via la Chambre de commerce », explique-t-elle.

Mixité commerciale

Selon les chiffres donnés par la directrice, 40 % des commerces de la Petite-Italie œuvrent dans la restauration et les bars.

À travers son recrutement de nouvelles entreprises, celle-ci désire offrir une consommation plus variée aux résidants et à la clientèle du secteur.

« Nous avons l’objectif de garder le positionnement du quartier, mais il faut aussi garder en tête la mixité commerciale. Notre clientèle est commerciale, mais aussi résidentielle. Ils ont besoin de faire d’autres types de consommation […], croit-elle. Notre intérêt est d’augmenter les commerces de bien courants, de recruter des investisseurs qui se positionnent plus dans des biens et des produits, pas juste dans la nourriture. »

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