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Des amis imaginent le Marché Jean-Talon

Vie de quartier
Le Marché Jean-Talon a été inauguré en 1933. Il est l’un des plus vieux marchés publics de Montréal. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Par l’intermédiaire du comité indépendant Les Ami(e)s du Marché Jean-Talon, les citoyens pourront se consulter sur l’avenir et les projets de ce marché public.

C’est lorsqu’il travaillait avec un groupe de citoyens dans le jardin du marché — un jardin entretenu par les citoyens du quartier situé dans le stationnement à côté de la caserne de pompier de la rue Casgrain — que Nicolas Fabien-Ouellet a eu l’idée de créer les Ami(e)s du Marché Jean-Talon, en juin 2016.

« Il a commencé à cultiver la terre là-bas et son premier constat a été le manque de communication entre l’organisation [du Marché Jean-Talon], les visiteurs, les citoyens, les résidents riverains et les commerçants, raconte l’un des cinq membres actifs des Ami(e)s du Marché Jean-Talon, Jérémie Lévesque. En travaillant dans le jardin, beaucoup de gens venaient lui parler et se confier à lui comme s’il faisait partie de l’organisation. »

Face à la grogne des commerçants et des résidents vis-à-vis de l’arrivée du Starbuck dans le décor, M. Fabien-Ouellet s’est décidé à recueillir tous les échanges pour mettre en place un comité de citoyens chargé de se concerter sur le développement du Marché Jean-Talon.

« Le but, c’est vraiment d’aller chercher toutes les meilleures idées qu’il peut y avoir dans l’environnement du Marché […] Le but est de protéger un patrimoine qui existe déjà et de l’améliorer », précise Jérémie Lévesque.

Projet évolutif

Les Ami(e)s du Marché Jean-Talon ont mené une consultation auprès des citoyens du quartier le 6 août dernier. (photo : Gracieuseté de les Ami(e)s du Marché Jean-Talon)

Une consultation a été menée auprès des citoyens du quartier le 6 août dernier. (photo : Gracieuseté – Ami(e)s du Marché Jean-Talon)

Depuis leur naissance, les Ami(e)s du Marché Jean-Talon mènent diverses consultations citoyennes afin de pouvoir présenter les premiers constats à l’arrondissement ainsi qu’à la Société de développement commercial (SDC) du Marché et éventuellement faire évoluer le projet.

« On s’est installé d’abord avec un kiosque au marché. On a été chercher peut-être 250 répondants et après on s’est déplacé en petit groupe avec des bénévoles et avec le comité organisateur dans d’autres quartiers. On est allé se promener dans Villeray, dans Parc-Extension, on a visité des événements de quartier, témoigne M. Lévesque. On se déplaçait avec nos kiosques, nos banderoles et nos questionnaires et on a été chercher au total près de 500 répondants. »

Les cinq membres actifs et bénévoles du comité ont également participé à quelques consultations publiques menées par l’arrondissement, tel que la consultation publique pour l’aménagement de la Place Shamrock.

À la fin du mois de novembre, ils compileront tous les commentaires recueillis depuis la création du comité afin de savoir quelles sont les grandes lignes prioritaires à présenter à la SDC du Marché Jean-Talon, à la Ville-Centre et aux élus de Rosemont–La-Petite-Patrie. Le comité n’a toutefois pas encore de contact direct avec ces derniers.

Projet ouvert aux citoyens

Jérémie Lévesque tient à qualifier le projet comme d’un « porte-voix » et un « réceptacle à idées, à commentaires, à propositions » pour les amoureux du Marché Jean-Talon et non comme le projet personnel des cinq membres actifs.

« Ce n’est pas le projet de Nicolas ou le projet de Jérémie. […] On essaie d’ouvrir le projet aux gens de tous les horizons », affirme-t-il.

S’il arrive à obtenir l’écoute de la SDC et de l’arrondissement, M. Lévesque entend respecter leurs contraintes et trouver des consensus.

Pour le moment, le projet est encore à son stade embryonnaire et évolue un peu plus chaque mois. La prochaine étape vise à partager leur vision avec leurs 500 répondants et à inviter ceux-ci à devenir membres des Ami(e)s du Marché Jean-Talon.

Les Ami(e)s du Marché Jean-Talon est un comité citoyen indépendant. Les cinq membres actifs, Nicolas Fabien-Ouellet, Jérémie Lévesque, Sarah McMahon-Sperber, Grégory Taillon et Mikael St-Pierre, y travaillent bénévolement dans leur temps libre.

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