Publicité

Écosystèmes Alimentaires Urbains (ÉAU) : comme un poisson dans l’eau

Environnement
La ferme aquaponique ÉAU était située à proximité du Marché Jean-Talon, sur la Place Shamrock. (photo : Gracieuseté — Page Facebook de la ferme ÉAU)

La ferme verticale éducative ÉAU, installée sur la Place Shamrock de juin à octobre 2016, a connu une si grande réussite que 2017 verra la naissance d’une ferme commerciale.

Les résidents du quartier et les citoyens en croisade au Marché Jean-Talon ont réservé un accueil chaleureux à la ferme verticale éducative ÉAU, la première ferme d’aquaponie à être intégrée en milieu urbain au Québec.

Installée sur la Place Shamrock de juin à octobre 2016, ÉAU a accueilli environ 5000 visiteurs, soit 250 personnes par semaine par l’entremise de visites et d’activités gratuites.

« La raison pour laquelle on s’est implanté au marché Jean-Talon, c’est pour voir quelles réponses des initiatives comme celles-là allaient obtenir dans un écosystème alimentaire comme le Marché Jean-Talon, qui a déjà une grande diversité de nourriture et d’initiatives en alimentation », explique le créateur de la ferme verticale en aquaponie établie en milieu urbain, Olivier Demers-Dubé.

Partenariat local

Leur partenariat avec La Maisonnette des Parents, un organisme situé sur le boulevard Saint-Laurent qui soutient les parents et les familles en difficulté, a permis à également été chaleureux. Des visites avec leur camp de jours ont été organisées et ÉAU donnait sa production alimentaire à l’organisme afin que celle-ci la distribue dans leur circuit.

Le partenariat et la saison se sont conclus avec une « fête du poisson » qui a pris la forme d’une dégustation gratuite. 300 croquettes ont été servies aux citoyens de passage sur la Place Shamrock.

« C’était plus de l’ultra localité. 95 % des ingrédients utilisés venaient soit de la ferme, soit du jardin de la Maisonnette des parents ou d’autres jardins communautaires ou collectifs qui étaient gérés sous la supervision de l’organisme. Tous les produits provenaient d’à l’intérieur de 1 km », raconte M. Demers-Dubé.

Projet d’envergure

Alors qu’ÉAU a donné un peu de vie et d’animation au quartier le temps d’un été, le projet s’est avéré comme un bon test pour les agriculteurs du projet, car ceux-ci mijotaient déjà depuis un petit moment poursuivre le projet ; cette fois-ci, avec une ferme d’envergure commerciale.

« Notre objectif est de pouvoir participer de façon significative à l’apport alimentaire des Montréalais en faisant une production ultralocale et, pour être en mesure de faire ça, il faut que le projet atteigne une taille commerciale », explique Olivier Demers-Dubé.

« Ce qu’on avait besoin de faire durant l’été était de faire une preuve de concept, de montrer que notre technologie fonctionne : combien on peut produire, sur quelle superficie et quelle qualité on est en mesure d’obtenir, raconte l’instigateur du projet. En plus du côté éducatif d’un point de vue entrepreneurial, c’est ça qu’on est allé chercher. »

Si tout va bien, la ferme commerciale arrivera en 2017 avec une superficie de 10 000 pieds carrés et fournira plus de sept tonnes de poissons et 300 000 plants de végétaux par an. Certaines offres sont déjà sur la table quant à l’endroit où celle-ci sera établie.

Toutefois, M. Demers-Dubé évalue chacune d’elles, car il désire qu’elle soit implantée dans un désert alimentaire de la métropole afin « de fournir une alimentation aux populations qui n’ont pas toujours la chance d’y avoir accès ». Celui-ci regarde donc de près les possibilités qu’il y a dans Pointe-Saint-Charles, Hochelaga-Maisonneuve et Parc-Extension.

Le projet est évalué à 1,4 million de dollars.

Bourse à l’horizon

Fort de leur succès, ÉAU s’est classé dans les dix finalistes du concours « Mouvement » présenté par le média indépendant Novae, qui vise à stimuler et aider la création de nouveaux projets d’innovations sociales au Québec.

S’ils gagnent, la ferme pourra bénéficier d’une bourse de 10 000 $. Le créateur compte utiliser la bourse comme « un fonds de roulement pour garder le cap en ces moments cruciaux pour la pérennité d’ÉAU ».

Les citoyens ont jusqu’au 13 février 2017 pour voter.

Qu'est-ce que l'aquaponie ? (photo : gracieuseté — Olivier Demers-Dubé)

Qu’est-ce que l’aquaponie ? (photo : gracieuseté — Olivier Demers-Dubé)

Vos commentaires
loading...