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Jean-Talon : la rue la plus dangereuse du quartier

Transport
Entre 2011 et 2014, la rue Jean-Talon a été le théâtre de près de 40 accidents impliquant des piétons. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

La rue Jean-Talon serait la rue la plus dangereuse pour les piétons dans La Petite-Patrie, si l’on se fie aux données compilées par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Près d’une quarantaine d’accidents sont survenus en quatre ans à la hauteur de la rue Jean-Talon, entre l’avenue du Parc et la rue d’Iberville. C’est du moins ce qu’on observe lorsqu’on jette un coup d’oeil aux données compilées par la SAAQ à partir de rapports du Service de police de Montréal (SPVM) entre 2011 et 2014 et cartographiées de façon interactive en février dernier par Radio-Canada.

De ce nombre, quatre ont été grièvement blessés et 31 légèrement blessés. On dénombre un décès.

La rue Beaubien se classe en seconde position avec 19 accidents (toutes les victimes ont été légèrement blessées) tandis que, sur le boulevard Rosemont, on recense 14 accidents comprenant un décès.

Les intersections où se sont produits trois accidents et moins n’ont toutefois pas été cartographiées par Radio-Canada par souci de lisibilité.

Rosemont-La-Petite-Patrie : mauvais deuxième

Dans un mémoire présenté en 2013 à la commission permanente sur le transport et les travaux publics de la Ville de Montréal, l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) révèle que « près de la moitié des intersections ont eu au moins un piéton blessé au cours de la période 2001-2010 » dans certains arrondissements des quartiers centraux.

Le mémoire révèle que l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie figure au deuxième rang où il y a eu la plus forte proportion d’intersections avec blessés. 47 % des intersections ont été le théâtre d’accidents impliquant piétons ou cyclistes. Le Plateau Mont-Royal devance avec seulement 1 % de plus.

Selon les données que l’ASSS a compilées à partir des rapports d’Urgence-Santé entre 1999 et 2008, Rosemont-La-Petite-Patrie figure au 4e rang des arrondissements où il y a eu le plus de jeunes piétons blessés (5 à 17 ans). Les groupes d’âge qui ont été le plus touché sont les 21-25 ans, ensuite les 31-25 ans et finalement les personnes âgées entre 46 et 50 ans.

Le volume de circulation, le type d’intersections, les aménagements routiers, le nombre de voies de circulation, la longueur de la traverse piétonne, le marquage au sol, les îlots centraux, les terres-pleins et même le statut socio-économique du quartier auraient tous un impact sur le nombre de blessés, présente l’ASSS.

Recommandations

L’étude précise toutefois qu’il ne faut pas s’en tenir aux sites qualifiés comme « accidentogènes », soit intersection par intersection.

« Ce type d’analyse comporte d’importantes limites, car ces sites ne représentent qu’une très faible proportion des accidents », est-il expliqué dans le mémoire. Il faudrait plutôt s’en tenir à l’échelle d’un arrondissement puisque la majorité des collisions ont lieu sur les artères principales.

L’ASSS recommande de sécuriser les traverses piétonnes, améliorer la visibilité, réduire la vitesse des véhicules et réduire le nombre de véhicules.

Le présent texte a été adapté de l’article de Simon Van Vliet, publié sur le journal Pamplemousse du Plateau : Intersections dangereuses pour les piétons

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