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Naturel ou artificiel, le sapin de Noël ?

Environnement
Le sapin de Noël naturel s’avèrerait comme le choix le plus écologique à moins de conserver le sapin artificiel au moins 10 ans. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Si vous optez pour un sapin de Noël artificiel afin d’être plus écologique, vous avez presque tout faux.

C’est ce que révèle Antonino Bono, un revendeur et producteur d’arbres (lutherie, apiculture et horticulture) rencontré Chez Michel, situé au Marché Jean-Talon. Les sapins naturels viendraient de plantations établies un peu partout au Québec (Lac-Mégantic, Chartierville, Lanaudière, etc.) et seraient donc dédiés à la coupe par le roulement exercé.

« On coupe [des arbres] et on en replante d’autres sur des terrains qui ne servent à rien. C’est des terrains où les gens ont fait des coupes à blanc, sur des prairies et des terrains où, à part du foin et de la mauvaise herbe, il n’y avait rien d’autre », explique-t-il.

Si la gestion des sapins est assurée convenablement, aucun arbre ne sera coupé pour rien. « Quand on vend la fin de semaine, on sait exactement combien il nous en manque de chaque sorte et de chaque grandeur pour arriver à ne pas avoir de perte », raconte M. Bono, qui travaille dans le domaine depuis 28 ans.

Une fois recyclé, le sapin naturel permet de faire du paillis tandis que la sève permet de faire des huiles essentielles. Le sapin possèderait également des bienfaits pour les gens asthmatiques, car il purifie l’air et est antibactérien.

 Sapin de pétrole

Le sapin artificiel, quant à lui, est fait de pétrole et serait plus nocif pour l’environnement. « Les arbres artificiels ont une empreinte de carbone trois fois plus lourde relative aux changements climatiques et à l’appauvrissement des ressources naturelles », relève une étude menée par l’équipe de recherche Ellipsos et citée par la Fondation David Suzuki.

Toutefois, tout dépend de la durée de conservation du sapin artificiel en question. « Si vous gardez votre arbre pour plus de 20 ans, et si vous avez à conduire de longues distances afin de vous procurer un vrai sapin, c’est alors l’arbre artificiel qui l’emporte », précise la Fondation David Suzuki.

Pour que le geste d’acheter un sapin artificiel soit considéré comme le moins nocif possible pour l’environnement, il faudrait le garder au moins dix ans.

Compétition en hausse

Au Marché Jean-Talon, la vente du sapin naturel est en diminution. Non pas à cause de la fausse tendance à croire que le sapin artificiel est plus écologique, mais plutôt à cause de la compétition.

« Il y a des supermarchés qui les donnent, mais ce n’est pas la même qualité […] C’est comme un ébéniste ; au lieu de coûter 500 $ pour ce qu’il fait, ça coûte 100 $ chez IKEA pour le même genre de meuble, car c’est des grosses productions », dit Antonino Bono.

Ainsi, le prix d’un sapin qui sera acheté dans un endroit comme le Marché Jean-Talon varie entre 25 $ et 250 $ selon la sorte et de la grosseur du sapinage. Le coût d’un sapin artificiel se situe dans les mêmes prix.

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