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Les acheteurs étrangers de condos découvrent la Petite-Patrie

Immobilier
Les acheteurs étrangers ne se précipitent pas dans la Petite-Patrie, mais le quartier est désormais sur leur radar. (Photo: Gene Arboit, Wikipedia)
Les acheteurs étrangers ne se précipitent pas dans la Petite-Patrie, mais le quartier est désormais sur leur radar. (Photo: Gene Arboit, Wikipedia)

La Petite-Patrie intéresse de plus en plus les acheteurs étrangers de condos. Mais il ne s’agit pas d’un mouvement de masse.

Il y a quelques jours, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) publiait une étude confirmant que Montréal est désormais sur la carte des acheteurs étrangers de propriétés résidentielles. On parle, évidemment, de condos. De janvier à octobre 2016, l’étude révèle que 635 étrangers ont acquis une propriété à Montréal, contre 392 pour la même période l’an dernier. On parle d’une hausse de 62 %.

Certains expliquent cette hausse par l’introduction d’une surtaxe de 15 % pour les acheteurs étrangers, introduite par Vancouver en août, pour freiner la spéculation immobilière effrénée sur la côte ouest, générée surtout par des acheteurs asiatiques. La SCHL indique qu’en effet, le nombre d’acheteurs chinois a grimpé à Montréal ces derniers mois.

À l’échelle de Montréal, les acheteurs étrangers représentent encore 1 % des transactions, selon la SCHL. Et les acheteurs étrangers chinois seraient surtout concentrés dans les tours à condos érigées récemment au centre-ville de Montréal et à L’Île-des-Sœurs.

Le phénomène fait-il grimper les prix ou accentue-t-il le phénomène de gentrification dans La Petite-Patrie? Nous avons demandé à la firme JLR Solutions Foncières, qui a colligé les chiffres pour la SCHL, de se pencher sur La Petite-Patrie.

Ça grimpe

De janvier à décembre 2015, JLR a enregistré 6 transactions impliquant des acheteurs étrangers dans la Petite-Patrie. La firme recense 11 transactions de janvier à octobre 2016 (il manque donc un trimestre). Si on ne tient compte que des trois premiers trimestres de 2015, il y a effectivement 3 transactions, contre 11 en 2016. Il y a donc augmentation, qui sera plus marquée lorsque les chiffres du dernier trimestre seront connus.

Il s’agit donc d’une hausse très faible. Et l’échantillon est également très faible. Un statisticien émettrait un avertissement.

Pour l’ensemble de l’arrondissement de Rosemont–Petite-Patrie, la SCHL indique que de janvier à octobre 2015, on enregistre 7 transactions. Pour la même période de 2016, ce nombre passe à 17. La Petite-Parie semble donc attirer la majorité des acheteurs étrangers dans l’arrondissement.

Le pourcentage de copropriétés détenues par des non-Canadiens s’élève à 1,1 % pour la région métropolitaine de Montréal, et de 4,3 % au centre-ville, selon la SCHL.

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