Publicité

Françoise David : le bonheur dans Gouin

Élus
La députée de la circonscription de Gouin, Françoise David, a quitté ses fonctions le 19 janvier dernier. (photo : Gracieuseté)
La députée de la circonscription de Gouin, Françoise David, a quitté ses fonctions le 19 janvier dernier. (photo : Gracieuseté)

Bien qu’elle quitte la vie politique, Françoise David a tenu à réitérer une dernière fois son amour pour Gouin, pour les citoyens qui l’ont accompagné dans son parcours et qui façonnent le quartier de Rosemont-La Petite-Patrie.

« C’est très important pour moi de rencontrer les journaux locaux avant de partir. Je suis en poste avant tout pour ma circonscription, pour les citoyens de Gouin », explique d’emblée — l’ancienne — députée de Gouin, Françoise David, rencontrée à son bureau situé au 453, rue Beaubien Est.

Bien qu’assommée par la fatigue et les 1001 entrevues qui s’enchaînent depuis l’annonce de son départ immédiat, Mme David a tenu à rencontrer le journal La Petite-Patrie pour une dernière entrevue et faire le point sur son travail en circonscription.

« Le travail de comté a été que du bonheur. Il y a un rapport simple, amical, chaleureux. Si j’avais pu rester seulement député de la circonscription et ne plus mettre les pieds à Québec ; juste être tranquille ici… », raconte la co-porte-parole de Québec solidaire, qui a quitté ses fonctions de député le 19 janvier dernier pour des raisons de santé.

Mixité respectée 

Françoise David réside dans Rosemont-La-Petite-Patrie depuis 1979. À travers le temps, elle a vu le quartier évoluer et se réjouit de sa transformation.

« Il y a une belle évolution des mentalités. Je trouve qu’il y a une conscience sociale, communautaire, écologique que je ne voyais pas tant que ça à mon arrivée. Les gens ont envie de vivre une vie de quartier, de faire leurs courses à pied, d’utiliser le vélo comme moyen de transport », s’enthousiasme Mme David.

Les ruelles vertes, les jardins communautaires, le cinéma Beaubien, les fêtes dans les parcs, les multiples initiatives citoyennes et la diversité des commerces sont quelques-uns des éléments du quartier qui la font sourire.

« Je ne voudrais pas qu’on se gentrifie comme le Plateau. Je souhaite que les gens qui ont un peu plus de sous et ceux qui en ont moins puissent continuer d’habiter ensemble. Pour le moment je trouve qu’il y a une mixité qui est encore respectée et j’espère que ça restera comme ça », dit-elle.

C’est ainsi qu’elle en vient à considérer que la hausse du coût des loyers est le plus gros problème du quartier.

Hausse des loyers

« Je rencontre des gens qui me disent qu’ils aimeraient habiter dans le quartier, mais que c’est rendu quasiment aussi cher que le Plateau. Ça, je trouve ça triste », témoigne l’ancienne co-porte-parole de Québec solidaire.

Dans le cadre de son mandat, Mme David a été menée à faire du porte-à-porte. C’est ainsi qu’elle est venue à constater que les salaires ne suivent pas du tout la hausse des loyers. Elle cite en exemples des étudiants à statut précaire, qui vivent jusqu’à cinq personnes dans un appartement.

« Il y a une sorte de surévaluation quand on sait que beaucoup de maisons ont besoin de rénovations. Ce sont de vieilles maisons, assez solides, mais qui ont des problèmes de toits, de fenestration, etc. Comment peut-on décréter que tout ça vaut 400 000, 500 000 et 600 000 $ ? Ça devient aberrant », croit-elle.

Journée portes ouvertes

Une journée portes ouvertes se tiendra pour les résidents de la circonscription de Gouin. Le 26 janvier prochain, ceux-ci pourront rencontrer et discuter la députée sortante. La rencontre se tiendra entre 14 h et 19 h à son bureau situé au 1453, rue Beaubien Est.

Le bureau de circonscription demeure ouvert jusqu’à l’élection partielle dans Gouin. Ses attachés politiques, Julie Larose et Jean-François Hugues, assureront la continué du travail entamé.

Pour la suite, la santé de Mme David est prioritaire afin qu’elle ne tombe pas dans l’épuisement professionnel. « Ce n’est pas vrai que je vais jouer de nouveau dans ce film-là », a-t-elle lancé lors d’une conférence de presse tenue pour l’annonce de son départ immédiat.

Si pour certains la politique est une source de pouvoir, elle a été pour Françoise David une façon de mieux se faire entendre. « Un jour, à la fin de la marche mondiale des femmes en 2000, tellement déçue du gouvernement péquiste aux demandes des femmes, je me suis dit qu’il fallait aller là où les décisions se prennent : c’est-à-dire à l’Assemblée nationale du Québec » explique-t-elle.

Elle tient finalement à rassurer les gens de Gouin : elle sera toujours une citoyenne engagée.

À lire également : Françoise David : réalisations locales en cinq temps

Vos commentaires
loading...