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PRIMEUR : Le Candide Café est à vendre

Vie de quartier
Le Candide Café, situé sur la Plaza Saint-Hubert, a été nommé comme l'un des cinq endroits à visiter à Montréal par le New York Times. (photo : Lindsay-Anne Prévost)
Le Candide Café, situé sur la Plaza Saint-Hubert, a été nommé comme l’un des cinq endroits à visiter à Montréal par le New York Times. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Les deux propriétaires du Candide Café, Coralie Rossi et Mickael Rossi, ont pris la décision de vendre l’entreprise qu’ils ont bâtie il y a presque deux ans pour s’adonner à un voyage autour du monde pour une durée indéterminée.

« C’est une décision personnelle qu’on a prise. Ça n’a rien à voir avec les finances du café. On a envie de profiter de nous, de se reposer un peu et on ne veut pas que le café en écope. Si demain je dois partir une semaine en vacances, on est obligé de fermer car on est deux propriétaires, mais c’est comme si on n’était qu’un puisqu’on est un couple », explique Coralie Rossi.

Pour elle, il ne s’agit pas de se débarrasser du Candide Café mais plutôt de le « laisser aller ». La somme demandée est de 250 000 $, selon l’annonce publiée sur Québec Commerce.

Décision officielle

La décision a été prise il y a six mois déjà, soit bien avant que le café soit répertorié dans le top cinq des endroits à visiter à Montréal par le New York Times. Les propriétaires affichent une pancarte à vendre au moment où l’achalandage du café est à l’un de ses plus hauts niveaux.

« Avec l’article du New York Times, on prévoit une année assez bonne. Je ne pensais pas que ça allait avoir un impact comme ça. On avait une clientèle beaucoup plus francophone qu’anglophone et là on se retrouve avec une nouvelle clientèle », témoigne Coralie Rossi. Pour elle, une telle publication lui permet de délaisser son « bébé » en toute sérénité, avec le sentiment du devoir accompli.

Au-delà de la visibilité apportée par le prestigieux journal américain et des finances de l’entreprise qui vont très bien, la propriétaire fait valoir un café qui est prêt à être vendu « clé en main ».

« Vu qu’on veut prendre du recul, on a essayé de tenir l’entreprise au maximum au niveau des procédures, des employés en place et que tout soit beau, propre et terminé en terme de travaux pour que le café soit prêt à être remis clé en main. On veut passer le bébé à quelqu’un qui va être prêt à y mettre l’énergie. On est persuadé que ça va être mieux pour l’entreprise aussi ; ça va lui donner un souffle de nouveauté », fait part Coralie Rossi.

Coup de coeur requis

Bien que la décision soit prise depuis un moment, les propriétaires ont mis un certain temps avant d’annoncer la vente du Candide Café sur le web.

« On ne voulait pas mettre le Candide Café sur Internet pour ne pas le résumer qu’en terme de chiffres. On voulait que quelqu’un visite le café et possède un coup de coeur. On était un peu dans la naïveté », avoue la propriétaire.

Toutefois, puisque les propriétaires sont natifs de France et sont qu’à Montréal que depuis trois ans, leur réseau n’était pas assez gros pour avoir l’effet escompté du bouche à oreille. Bien qu’ils se soient résolus au pouvoir du web, il n’en demeure pas moins le nouveau propriétaire devra avoir un coup de coeur pour acquérir le Candide Café.

« Je voudrais que ça reste humain et vivant. Je voudrais revenir ici après notre tour du monde et voir que ça roule toujours aussi bien même s’il peut y avoir énormément de changements. Juste de voir que c’est encore en santé », espère Coralie Rossi.

Même si elle se fait dire qu’elle vit dans le monde des calinours vis-à-vis d’une telle espérance, la propriétaire croit à la reprise de son entreprise. La preuve : des offres intéressantes commencent déjà à se faire valoir.

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