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Le Marconi : la gastronomie abordable

Vie de quartier
Le Marconi est situé au 45, rue Mozart Ouest. (photo : Lindsay-Anne Prévost)
Le Marconi est situé au 45, rue Mozart Ouest. Il est ouvert depuis le début du mois de décembre. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Depuis son ouverture le 8 décembre dernier, les clients des quatre coins de la métropole abondent au nouveau restaurant de quartier Le Marconi.

Le Marconi possède à la fois un décor rustique avec ses murs vieillis et moderne avec ses bancs en cuir. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Le Marconi possède à la fois un décor rustique avec ses murs vieillis et moderne avec ses bancs en cuir. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Il est 10 h du matin. Le soleil se lève tranquillement à travers les grandes fenêtres dont est doté Le Marconi, situé au 45, rue Mozart Ouest. Avec sa décoration à la fois rustique et moderne, le restaurant ne laisse pas croire qu’il loge dans un édifice qui a été abandonné pendant près de 40 ans.

Bien que Le Marconi n’ouvre qu’à 17 h, le chef Mehdi Brunet-Benkritly et quelques membres de l’équipe sont déjà au poste. Le chef accueille la commande de fruits et légumes et certains plats sont déjà sur le feu.

« C’est le premier jour de la semaine où on ouvre car on est fermé le lundi et mardi. Il y a donc toujours un peu plus de travail », explique Mehdi Brunet-Benkritly, qui a travaillé au restaurant du Ritz Paris après ses études d’un an en initiation de cuisine à la Cité collégiale à Ottawa ainsi qu’aux réputés Toqué!, Pied de Cochon et Réservoir.

C’est après un périple de cinq ans à New York à travailler et à s’associer avec divers restaurants de Manhattan que Mehdi Brunet-Benkritly et sa conjointe Molly Superfine-Rivera — qui a travaillé au Mineta Tavern et au Mr Wells lors de leur long séjour dans la Grosse Pomme — décident de revenir au bercail pour concrétiser leur projet d’avoir leur propre restaurant. Michel Lecoufle, qui a également oeuvré au Réservoir, s’est joint à eux.

« New York était super le fun, mais on était un peu à la croisée des chemins. Il y avait beaucoup de monde d’impliqué et on avait le goût d’avoir quelque chose à nous. Montréal n’est pas un village, mais ce n’est pas non plus la folie furieuse comme à New York, qui était intense », raconte le chef.

Retour au bercail

Dans la tête des deux acolytes, il allait de soi que leur restaurant allait être localisé dans un quartier central comme le Mile-Ex et La Petite-Patrie.

« Molly et moi avons mis un an avant de trouver la location. Même les autres endroits qui nous intéressaient vraiment n’étaient pas loin d’ici. On était un peu difficile dans le quadrilatère qu’on cherchait. On a visité un endroit dans Griffintown, juste pour dire qu’on ne se fermait pas l’esprit », admet Mehdi Brunet-Benkritly.

Après seulement un mois d’ouverture, les clients abondent déjà ; comme quoi l’endroit choisi est allié à une clientèle déjà existante.

« Je pense que la clientèle vient d’un peu partout, mais il y a beaucoup beaucoup beaucoup de monde du quartier. C’est vraiment cool, car on est un restaurant de quartier avant tout ; c’est ce qu’on veut. Ensuite, il y a tellement de trucs autour d’ici comme Villeray, Le Plateau, Mile-End, Parc-Extension, Ville Mont-Royal, donc on est pas loin pour bien des gens », rend compte le chef.

Menu du monde 

Mehdi Brunet-Benkritly et Molly Superfine-Rivera proposent une cuisine d'inspiration française à prix abordable. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Mehdi Brunet-Benkritly et Molly Superfine-Rivera proposent une cuisine d’inspiration française à prix abordable. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Le menu, à prix abordable considérant l’expérience pointue de l’équipe, attire d’autant plus de clients. Tartare de cerf, toast os à la moelle, T-bone de porc, poitrine de canard et brouillade d’oeufs avec truffe noire, pour ne nommer que ceux-là, sont offerts à moins de 25 $. La carte — bien garnie — de vins d’importation privée propose des bouteilles à 30 $, bien que la majorité d’entre elles se situent aux alentours de 50 $.

Des modifications sont apportées un peu toutes les semaines afin de toujours renouveler la cuisine offerte. « C’est une cuisine de produits de saison, assez française, mais inspirée par divers coins du monde et différentes cultures. C’est le produit qui nous dicte où on va », précise le chef, en ajoutant être impatient de mettre la main sur les produits du Marché Jean-Talon cet été.

Même si le nom du restaurant de 42 places se veut avant tout un clin d’oeil à l’inventeur et homme d’affaires italien Guglielmo Marconi, celui-ci est tout aussi approprié considérant que le secteur Alexandra-Marconi se situe qu’à quelques pas.

Le Marconi est ouvert du mercredi au dimanche à partir de 17 h.

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