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Aider la déficience intellectuelle par le magasinage

Santé
déficience intellectuelle
La friperie tenue par les Compagnons de Montréal ouvre de nouveau ses portes, et ce, dans un local rempli de cachet. L’organisme a déménagé sur la rue de Saint-Vallier en novembre 2016. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Le 27 février prochain, les Compagnons de Montréal lanceront de nouveau leur grande friperie au profit des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

Au troisième étage de l’édifice des Compagnons de Montréal, situé au 6365, rue de Saint-Vallier, Marc s’occupe de la caisse avec l’aide de sa collègue Michelle. Élisa s’occupe pour sa part du service à la clientèle et place les vêtements dans la boutique. Au sous-sol, Christine fait le tri des dons de vêtements, qui passent ensuite aux mains de Claude. Celui-ci s’assure que tout est conforme à la vente. Hélène s’occupe enfin d’apposer les prix selon un pictogramme.

Tous ont le point commun de vivre avec une déficience intellectuelle légère. Au total, ils sont 16 participants à s’occuper de la boutique vintage lancée par l’organisme. Grâce aux dons des citoyens, celle-ci offre une tonne de vêtements, de bijoux, de chaussures, de jeux vidéos, de jouets, d’objets et même quelques meubles à des prix modiques.

Les fonds récoltés par l’entremise des achats des clients permettent aux Compagnons de Montréal d’assurer leur mission de fournir divers programmes, services et activités aux personnes adultes, déficientes intellectuelles et démunies, avec un peu plus d’aisance financière.

« C’est aussi chouette pour les clients, qui découvrent le milieu de la déficience intellectuelle auquel ils n’ont pas toujours accès dans la vie de tous les jours, que pour les participants, qui ont la chance de montrer et de mettre de l’avant ce qu’ils font », raconte Marie Renard, intervenante aux Compagnons de Montréal.

Accès à l’emploi

Depuis deux semaines, Marc, Michelle, Élisa, Claude, Christine et leur dizaine de collègues travaillent à faire des simulations relatives au service à la clientèle afin de bien se préparer aux tâches qu’ils devront exécuter.

Certains d’entre eux sont bénévoles, d’autres stagiaires accompagnés par le Centre de Réadaptation en Déficience Intellectuelle (CRDI) ou issus des programmes d’aide et d’accompagnement social (PAAS Action) offerts par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) par l’entremise d’Emploi Québec. Le dernier programme dure quatre ans, à moins que le participant ne soit pas prêt à intégrer le marché du travail.

« Peu importe le statut, ils sont tous ensemble. On essaie de travailler le suivi et l’accompagnement individuel, car on veut vraiment les préparer pour un “après”. On leur donne tous les outils et les formations professionnelles pour qu’ils puissent éventuellement aller vers un autre emploi », explique Marie Renard.

C’est ainsi que Michelle montre fièrement son excellente maîtrise de la caisse. Pour sa part, Marc fait valoir son leadership vis-à-vis de l’organisation de la boutique. Ensemble, ils montrent qu’ils ont peut-être le titre de « personne handicapée » qui leur colle à la peau, mais qu’ils sont plus alertes que n’importe qui d’autre.

La boutique vintage des Compagnons de Montréal est ouverte du lundi au vendredi de 10h à 16h30 via l’entrée principale. Un grand bazar se tient tous les premiers mardi du mois via l’entrée du sous-sol afin de liquider ce qui n’est pas vendu. Les citoyens sont invités à aller faire don de leurs vêtements usagés directement dans la chute à vêtements située à l’arrière de l’édifice. 

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