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Des étudiants en art exposent le fruit de leur parcours

Culture
exposition
Le vernissage des étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Montréal avait lieu le 3 février dernier. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Du débutant à artiste confirmé, une soixantaine d’étudiants tiennent une exposition avec le fruit de leur parcours à l’Académie des Beaux-Arts de Montréal.

Difficile de ne pas être impressionné par le talent qui loge à l’Académie des Beaux-Arts de Montréal lorsqu’on franchit les portes de la galerie Artgang, située au 6524, rue Saint-Hubert — qui abrite l’exposition jusqu’au 13 février.

« On est deux organismes indépendants, mais on travaille en partenariat dans certaines occasions ; lorsque nos visions coïncident », explique la professeure et responsable de la planification et du développement de l’Académie des Beaux-Arts de Montréal, Christine Viens.

De la nature morte au paysage en passant par des crânes d’animaux, la soixantaine d’œuvres possèdent un point commun : être ancrées dans la tradition classique. Tandis que le rez-de-chaussée accueille les œuvres exécutées par des adultes dans la dernière année, le deuxième étage accueille des créations faites par des enfants et des adolescents de 8 à 16 ans.

Progression 

L'oeuvre « Le soir » de Christine Larivière est désormais en vente. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

L’œuvre « Le soir » de Christine Larivière est désormais en vente. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

La beauté de l’exposition ne réside pas tant dans la thématique qu’elle réside plutôt dans l’observation du parcours de l’étudiant : sa capacité à rendre compte du volume, de la lumière, de la forme, de la profondeur et de l’ombrage d’un objet.

Dans certains cas, l’étudiant n’a que quelques années d’expérience en dessin ou en peinture à son actif et rend pourtant compte d’une œuvre avec un réalisme impressionnant.

« J’ai fait de la peinture dans ma tendre enfance, mais pas sérieusement comme dans les cours. Ça a été un point de départ officiel » raconte Christine Larivière, étudiante à l’Académie des Beaux-Arts depuis quatre ans.

Désormais, l’une de ses toiles est mise en vente à un montant qui se situe dans les cinq chiffres. La progression dont la jeune femme a fait preuve est vécue par plusieurs autres de ses collègues.

« J’ai observé que le niveau de nos étudiants a augmenté de façon considérable depuis quelques années. Les élèves, même les débutants, atteignent des niveaux spectaculaires beaucoup plus rapidement que j’aurais pu l’observer il y a quelques années », témoigne Christine Viens.

Initiation à l’art

L’Académie des Beaux-Arts de Montréal, située sur la Plaza Saint-Hubert, a été fondée en 2014 par des professeurs d’expérience. Chaque année, elle permet à plus de 150 étudiants de structurer et de développer leur talent en peinture et en dessin d’observation sous l’art classique. C’est sans compter les cours spécialisés pour ceux qui désirent expérimenter la figure humaine, l’art abstrait ou le portrait.

Du tatoueur de profession à l’étudiant en architecture ou en design, en passant par le retraité qui prend du temps pour s’adonner à sa passion, l’Académie accueille toute personne désirant se perfectionner ou s’initier à l’art. Leur porte est également ouverte aux enfants et aux adolescents ainsi qu’aux artistes qui éprouvent un blocage au niveau d’un projet personnel.

Le programme est structuré en fonction des objectifs de chacun et selon leur rythme d’apprentissage. Bien que ce processus soit parfois plus long auprès de l’étudiant, il permet à celui-ci d’atteindre de meilleurs résultats et d’avoir un développement plus flexible.

Partage d’expérience

Le programme est également élaboré en fonction d’exercices spécifiques. Les élèves de niveau débutant sont mis dans la même classe que ceux de niveau avancé puisque les leçons qui sont données aux uns sont tout aussi valables pour les autres malgré leur différent niveau.

« Certains sont un peu intimidés quand ils arrivent et doivent dépasser cette première impression pour laisser de côté l’égo, prendre les risques et après arriver à dire “voilà, c’est là que je vais arriver” », explique la professeure.

« Comme le professeur s’adresse à chacun de façon individuelle, l’oreille est toujours en train de se balader même si on est concentré sur ce qu’on fait. Le discours d’un professeur à l’égard d’un autre élève va rentrer même si ce n’est pas à toi qu’il s’adresse », ajoute-t-elle.

Dans tous les cas, elle appelle l’étudiant à faire confiance à l’Académie, mais surtout à faire appel à sa propre confiance puisque, dans l’art, tout est une question d’attitude !

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