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FIFEM : une 20e année d’amour pour le cinéma jeunesse

Culture
FIFEM
Le Festival du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM) vise à développer la nouvelle génération de cinéphiles. (photo : Gracieuseté — Safi Photographie)

Le Festival International du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM) célébrera sa 20e édition au cinéma Beaubien à l’occasion de la semaine de relâche, du 4 au 12 mars prochains.

Pour souligner la vingtième année de l’événement, le Festival met de l’avant un nombre record de 20 films et une sélection de dix courts-métrages seront présentés en « Compétition officielle ». Avec sa programmation fort variée, qui rassemble plus d’une centaine de films, le FIFEM accueille autant les minis et jeunes cinéphiles que les adolescents.

C’est le film Le coeur en braille, adapté du roman éponyme de Pascal Ruter, qui sera présenté en ouverture. Ce long-métrage, réalisé par le populaire comédien français Michel Boujenah (Père et fils, 3 amis), raconte l’histoire d’une jeune fille qui commence à perdre la vue. Présenté en première nord-américaine, le film Primaire, mettant en vedette Sara Forestier, clôturera le festival en présence de la réalisatrice Hélène Angel.

De la France à la Corée du Sud, en passant par la Croatie, la Suisse et la Pologne pour ne nommer que ceux-là, le FIFEM promet « un véritable tour du monde en 9 jours » riche en culture cinématographique.

« On n’a pas accès à des films comme ça quand on va au cinéma », raconte la comédienne Noémie Yelle, qui s’est fait offrir le cadeau d’être la marraine d’honneur du Festival.

Promouvoir la diversité

Le journal La Presse révélait récemment que de plus en plus de monde déserte les salles de cinéma. Le constat se fait d’autant plus valoir du côté des films québécois. Toutefois, la réalité ne serait pas la même du côté des jeunes. Les films réalisés par Pixar et Disney attirent toujours autant les familles. Le problème en ce qui a trait au public jeunesse se poserait plutôt sur l’absence de films locaux et diversifiés, estime la fondatrice et directrice artistique du FIFEM, Jo-Anne Blouin.

« Il y a eu une époque avec le producteur Roch Demers, mais depuis ce temps-là il n’y en a plus. On laisse ça aux Américains. […] Je trouve qu’ici il y a une mentalité de se dire “ce n’est pas grave, car c’est juste pour enfants” », s’indigne-t-elle, en faisant valoir le point que le public jeunesse est fidèle et constamment renouvelé.

Selon Mme Blouin, c’est en ce sens que le FIFEM est « un festival essentiel »

« Les cinéphiles qu’on développe vont être les prochains clients du Festival du nouveau cinéma (FNC), des Rendez-vous du cinéma québécois, du Festival International du Film sur l’art (FIFA) et de tous les autres festivals qu’il y a de Montréal. […] Les adolescents ne vont pas en salle voir les films de Denis Villeneuve et Philippe Falardeau. C’est normal, car depuis qu’ils sont petits, ils ont juste vu des films américains. Ça ne se fait pas tout seul de se dire “tiens je vais aller voir un film iranien” », explique la fondatrice.

Afin de poursuivre la mission de « former le public cinéphile de demain », cinq enfants de 12 à 13 ans ont été sélectionnés afin d’être membre du jury. Trois adolescents de 11 ans feront également part de leurs commentaires à l’égard des films présentés par l’entremise d’un blogue. Des ateliers sont également offerts à la Cinémathèque québécoise pendant la durée du Festival. Les jeunes sont invités à se familiariser avec les dessins sur pellicule, la technique de l’écran vert et les dessous de l’animation en stop motion.

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