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« Les habits neufs » pour le rire des tout-petits

Culture
Les habits neufs
Le spectacle « Les habits neufs » est présenté au théâtre de L’Illusion jusqu’au 5 mars 2017. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Présenté par le théâtre de marionnettes L’Illusion situé sur la rue St-Denis, le spectacle « Les habits neufs » accueille le rire des tout-petits pour une 150e représentation.

Dans le studio-théâtre de L’Illusion, plus d’une cinquantaine d’enfants âgés de 3 à 6 ans font entendre leurs rires. Certains tentent même de se faufiler sur la scène tellement ils croient aux personnages. D’autres lancent « c’est comme dans mon livre ! ».

En effet, pour idéaliser le spectacle, la metteur en scène et interprète, Claire Voisard, s’est inspirée du conte « Les habits neufs de l’empereur » publié pour la première fois en 1837 par Hans Christian Andersen. L’histoire dresse le parcours d’un empereur qui se fait vêtir par Claire la couturière pour le défilé d’une grande parade… où surviendra un petit pépin qui fera remettre en question le statut de l’empereur et réagir les enfants.

Celle qui est également directrice du théâtre a eu envie de faire connaître l’histoire aux tout-petits, comme elle le fait chaque fois qu’elle ressent le besoin de leur partager la morale racontée dans un conte.

« Dans le conte d’Andersen, c’est la franchise de l’enfant qui est portée aux nues versus la vanité de l’empereur. Les enfants ont une façon de saisir le propos qui est différente des adultes. Ils ressentent les choses », explique Claire Voisard.

Facteur de réussite

Selon ses observations, le théâtre permet à l’enfant de devenir « quelqu’un de mieux » en lui faisant observer une situation en direct où diverses valeurs sont mises en jeux.

« L’enfant qui vient au théâtre va avoir automatiquement une vision de la vie qui s’élargit. Il prend conscience d’un cas humain qu’il va pouvoir rencontrer dans la vie et comprendre, avec Les habits neufs par exemple, que ce n’est pas parce que tu es grand et brillant que tu es nécessairement quelqu’un de bien pour la société », explique Mme Voisard.

En plus d’une prise de conscience sociale, le théâtre — comme toute autre forme d’art — favorise la réussite scolaire chez les enfants. Selon les données récoltées par le National Endowment for the Arts (NEA) américain à partir quatre bases de données des ministères de l’Éducation et du Travail, le taux de décrochage se situe à 22 % chez les élèves privés d’exposition à l’art contre 4 % auprès des étudiants exposés à l’art à l’âge scolaire.

Dans un rapport publié en 2013, la firme de recherche canadienne Hill Strategies rend compte que l’apprentissage direct des arts et un enseignement qui intègre les arts favorise la compétence langagière, le rendement en mathématiques, la pensée critique ainsi que l’intérêt pour l’école et l’apprentissage. L’éducation artistique favorise également le développement des capacités clés pour réussir sur le marché du travail, constate l’étude. Celle-ci dote l’élève de capacités créatrices, renforce sa capacité à résoudre des problèmes ainsi que sa capacité à collaborer, à communiquer et à diriger.

À cet effet, Mme Voisard donne un petit cadeau aux enfants à la fin du spectacle afin qu’ils fassent valoir leur esprit créatif à la maison. Comme disait Albert Einstein, « la créativité est contagieuse, faites-la tourner. »

Les habits neufs est la dernière pièce d’une série de trois comprenant le personnage de Claire. Le spectacle est présenté jusqu’au 5 mars 2017 au studio-théâtre L’Illusion, situé au 6430 St-Denis.

À lire également : 1,7 million pour aider le théâtre de L’Illusion à faire peau neuve

 

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