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Sur les traces du secteur Marconi-Alexandra

Histoire
Marconi-Alexandra
Le secteur Marconi-Alexanda est un petit coin de la ville enclavé entre le chemin de fer du Canadien Pacifique à l’ouest, la Petite Italie à l’est, la rue Beaubien au sud et la rue Jean-Talon au nord. (photo : Gracieuseté — Mehdi Bouhalassa)

Un groupe de passionnés d’histoire et de résidents impliqués proposent une réflexion, sous forme de panel, sur les enjeux liés au secteur Marconi-Alexandra.

Le panel intitulé « De Mile-Ex à Marconi-Alexandra : Retour vers le futur » se tiendra le 5 février prochain de 14h à 16h à la Bibliothèque Mordecai-Richler situé au 5434, avenue du Parc.

Celui-ci sera présenté par Justin Bur (Mémoire du Mile-End), Michel Di Bernardo (président de la Société d’histoire de Rosemont-La Petite-Patrie), Julie Patenaude (membre fondatrice de Coalition Jeanne-Mance), Simon Van Vliet (membre fondateur des AmiEs du parc des gorilles), Élisabeth Leblanc et Frédérique Bolté (étudiantes au baccalauréat en architecture de paysage).

De l’histoire au développement du quartier en passant par les enjeux sociaux et communautaires liés à Marconi-Alexandra, les experts présenteront les multiples caractéristiques qui façonnent ce secteur en pleine effervescence depuis les quinze dernières années.

« On a décidé de présenter un panel pour essayer de découvrir et de comprendre ce petit secteur, qui exerce une fascination parce qu’on le connait plus ou moins, mais qui devient très en vogue car plusieurs architectes y ont acheté des maisons puisqu’il y a moins de contraintes au niveau des règlements d’urbanisme », explique Nathalie Tremblay, architecte et administratrice à la société d’histoire Mémoire du Mile-End.

Implication citoyenne

Au-delà de tracer le fil historique du quartier, le panel propose de voir comment les résidents peuvent jongler avec les changements à venir dans le quartier.

« En ce moment, il y a des milliers pieds carrés qui se font attendre par des promoteurs. Si on veut que le développement soit harmonieux et soit fait dans le respect de tous les intérêts, ça prend toutes les forces présentes ; autant les forces économiques que les forces citoyennes et municipales », croit Nathalie Tremblay.

En ce sens, les résidents et citoyens sont invités à partager leur opinion et à interagir entre eux lors de l’événement, mais d’autant plus à la suite de celui-ci.

« On espère que ce panel va donner l’élan aux résidents de se mettre ensemble et de poursuivre l’exercice entre eux ; de mettre sur pied un mouvement, qui va leur permettre de partager leur voix dans ce qu’on souhaite être un éventuel débat autour du développement », partage l’administratrice.

Effervescence

Si Marconi-Alexandra était connu pour sa fragmentation unique, il se fait de plus en plus connaître auprès des jeunes et des promoteurs comme étant le secteur en vogue de l’heure. Le prestigieux magazine Vogue a notamment classé le Mile-Ex comme l’un des endroits à visiter à Montréal. Le secteur figure également à la première position du top 15 des quartiers les plus cool au monde par le site web How I Travel ; ex aequo avec le Mile-End.

Le 25 janvier dernier, le journal La Presse annonçait la venue d’un acteur important dans le quartier. Le concepteur de jeux vidéos Behaviour occupera un étage entier de l’ancienne manufacture Main Knitting situé à l’angle des rues Saint-Zotique et Saint-Urbain. « Cet immeuble et son voisin presque identique font partie d’un projet de 40 millions de dollars du groupe TGTA », précise l’article ; comme quoi le Mile-Ex et Marconi-Alexandra riment désormais avec investissement.

Au cours des prochaines années, alors que de nombreuses entreprises risquent de suivre les pas de Behaviour, la question du redéveloppement du secteur et de la cohabitation entre de nouvelles industries et du logement abordable se posera comme elle ne s’est jamais posée depuis le début de la reconversion de cet ancien pôle manufacturier, il y a déjà 25 ans.

« Il y a moyen de faire quelque chose de très intéressant avec ce secteur-là, mais il ne faut pas manquer le bateau comme à Griffintown où ce sont les promoteurs qui ont décidé de tout le développement », espère Nathalie Tremblay.

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