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La sécurité des cyclistes, de Londres à La Petite-Patrie

Transport
Blaze Laserlight
La Laserlight a été créée par la fondatrice de l’entreprise émergente anglaise Blaze, Émile Brooke. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

La Blaze Laserlight, un gadget lumineux installé sur les vélos en libre-service de Londres et de New York pour assurer la sécurité des cyclistes, fait son apparition à Montréal depuis un an grâce à une entreprise de La Petite-Patrie.

Le gadget en question combine une puissante lumière DEL variant entre 100 et 300 lumens selon le mode choisi et un laser, qui projette un symbole de vélo six mètres au sol devant le cycliste. L’objet lumineux permet à ce dernier d’être plus visible à la noirceur et aux véhicules d’anticiper son arrivée.

En 2016, la Laserlight a été installée sur les vélos libre-service Santander Cycles de Londres — l’équivalent des BIXI à Montréal. Cette année, New York va également suivre le pas avec 250 de ses City Bikes.

Benoit Laforest et Ivan Murcia, les fondateurs de l’entreprise Trucavelo basée dans la Petite-Patrie, ont été les premiers au Canada à se procurer le produit et à le distribuer partout au pays par l’entremise de leur site web. Ils sont aussi les seuls à distribuer le FollowMe en Amérique du Nord, un tandem qui permet d’accrocher le vélo d’un enfant à celui d’un adulte pour faciliter le transport.

« C’est de la recherche. On a trouvé la Blaze par accident sur Kickstarter. On regardait ce qui était cool et ce qui n’était pas encore arrivé ici. On l’a regardé pendant un an et demi et on a contacté l’entreprise, qui s’est montrée ouverte à travailler avec des indépendants », témoigne Benoit Laforest.

Efficacité

La Blaze Laserlight possède une autonomie qui varie de deux heures à huit heures, selon l’utilisation (lumière constante ou lumière clignotante) et la température extérieure. Il faut toutefois être prêt à débourser 229 dollars canadiens pour se procurer l’objet portatif, à l’épreuve de la rouille et résistant à l’eau.

Ceux qui considèrent que la sécurité n’a pas de prix se réjouiront toutefois de savoir que le centre de recherche anglais Transport Research Laboratory, un organisme public dépendant du Ministère des transports britannique, a rendu compte de l’efficacité de la Blaze Laserlight. Selon les tests effectués sur des Santander Cycles de Londres — auxquels sont déjà intégrées des lumières DEL —, le gadget lumineux permet aux cyclistes d’augmenter leur visibilité de 5 % à 30 %, selon le type de véhicule auquel ils font face. Le centre de recherche a également démontré que la Laserlight permet aux véhicules de réduire considérablement leurs angles morts.

À savoir si l’entreprise de vélos en libre-service de Montréal BIXI pourrait s’en procurer, Benoit Laforest et Ivan Murcia vont valoir leur incertitude bien qu’ils en seraient très heureux.

« BIXI ferme en novembre alors que la grosse saison du Blaze commence en novembre-décembre et janvier à cause de la noirceur qui arrive plus tôt », explique Benoit Laforest.

« Sinon, c’est pour les cyclistes qui font du vélo l’hiver et il y en a de plus en plus », rajoute son collègue, en promouvant la « multifonctionnalité » de l’objet.

Truc à vélo

Pour façonner leur entreprise naissante, les deux fondateurs indépendants de Trucavelo se donnent pour mandat de distribuer des objets utiles pour les cyclistes, qui ne sont pas encore vendues au Canada et qui répondent à un besoin.

« On cible les nouveautés. Quand on voit un objet sur les réseaux sociaux et qu’on se dit “c’est malade, mais où on va trouver ça ?”, on se met à le chercher et on essaie de l’apporter ici », fait part Ivan Murcia.

C’est notamment de cette manière que l’entreprise est née il y a trois ans.

« Je cherchais des options pour amener mes enfants à la garderie. Il n’était pas question d’acheter un chariot. Ma copine a vu un FollowMe passer et on s’est mis à chercher pour se le procurer. Il y avait qu’un seul fournisseur, situé en Oregon. J’ai ensuite connu Ivan, il a vu mon Followme, on a commencé à échanger et deux ans plus tard on a lancé Trucavelo », raconte Benoit Laforest.

La première palette contenant le FollowMe, commandée en décembre 2015, a fait son arrivée dans la métropole en mars 2016. Leur mandat de répondre à un besoin s’est tout de suite fait valoir : les deux fondateurs se sont trouvés en rupture de stock avant le Tour de l’Île de Montréal qui avait lieu au mois de juin.

Après un tour au Interbike International Expo de Las Vegas en septembre dernier, les deux fondateurs grossiront bientôt leur entreprise avec un nouveau produit : les vélos électriques Ariel Rider.

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