Publicité

Plus de cent ruelles vertes pour Rosemont-La Petite-Patrie

Environnement, Vie de quartier
ruelles vertes
Les ruelles vertes possèdent plusieurs bienfaits sur les citoyens et sur leur milieu de vie, dont de contribuer à la réduction des îlots de chaleur urbains. (photo : Gracieuseté — Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie)

L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie franchira le cap des cent ruelles vertes à l’été 2017 grâce à la sélection de dix nouveaux projets de verdissement.

De ce nombre, deux se situent dans La Petite-Patrie. La ruelle encadrée par la rue de Bordeaux et l’avenue De Lorimier, entre les rues Beaubien et Saint-Zotique et la ruelle située entre les rues Marconi et Waverly à la hauteur des avenues Alexandra et Mozart seront verdies cet été.

« Les projets qui ont été retenus sont ceux qui, cette année, étaient les plus mûrs pour être développés, explique le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François William Croteau. Le territoire de La Petite-Patrie est plus petit et il faut dire que, au cours des dernières années, il y en a eu beaucoup dans ce secteur donc il y en a moins à faire. »

L’arrondissement alloue une enveloppe budgétaire annuelle de 200 000 $ pour l’excavation et l’aménagement des projets citoyens de verdissement.

Les nouveaux projets permettront à Rosemont-La Petite-Patrie de compter 108 ruelles vertes à son actif et de conserver son titre de l’arrondissement qui possède le plus grand nombre de ruelles verdies à Montréal. Depuis les six dernières années, plus de 3 000 mètres carrés d’asphalte — l’équivalent d’un terrain de football — ont été remplacés par plus de 12 000 plantes.

Engouement

François William Croteau explique la longueur d’avance de Rosemont-La Petite-Patrie en matière de création de ruelles vertes par le changement de formule opté à l’arrondissement il y a quelques années.

Celle-ci a décidé de passer l’aménagement, les travaux et la planification des plans aux mains des citoyens afin qu’ils « s’approprient et transforment eux-mêmes l’espace public ».

« C’est ce qui a tout changé, car du moment où on fait nous même les choses, on est beaucoup plus concerné par ce qu’on crée et ce qui existe derrière chez soi. Ça l’a eu un effet boule de neige. Les voisins de ceux qui faisaient une ruelle verte ont eu le goût d’en faire une également. On a eu une demande incroyable ! » témoigne le maire.

Les bienfaits sociaux engendrés par le verdissement ont également provoqué un effet d’entraînement.

« C’est devenu un programme où les gens profitent de l’occasion pour se rencontrer et planifier des activités ensemble et un nouveau moyen pour créer des liens de socialisation », croit François William Croteau.

Deuxième souffle

Afin de donner un deuxième souffle à la tendance des ruelles vertes, le maire de Rosemont-La Petite-Patrie compte bonifier les ruelles déjà existantes. C’est notamment pour cette raison que le nombre de projets sélectionnés a diminué de moitié cette année.

« Il y a encore des gens qui veulent des ruelles vertes et on va continuer, mais on va miser sur la qualité plutôt que sur la quantité », explique-t-il en parlant de « ruelles champêtres ».

À cet effet, les citoyens qui possèdent une ruelle verte et qui désirent bonifier celle-ci avec du mobilier urbain, des jeux pour enfants, des bancs de parc ou une toile de cinéma peuvent le faire sans demander l’autorisation à l’arrondissement.

Vos commentaires
loading...