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Du mobilier urbain interactif pour animer les espaces de vie

Économie
Matrioshka
Composé de trois tables assemblées autour d’une borne à la fois point WiFi et station de recharge, Matrioshka permet d’apporter des fonctionnalités utiles aux personnes, selon leur contexte, pour les faire profiter plus longtemps du lieu extérieur. (photo : Gracieuseté — Quatorze)

Faciliter la mobilité urbaine et animer les espaces de vie. C’est ce que propose un citoyen de La Petite-Patrie, Tanguy Bordaz, en reprenant un projet de mobilier urbain interactif né en France nommé Matrioshka.

Avec sa dimension, ses trois tables, son routeur WiFi, ses prises de recharge et ses impressionnants panneaux solaires qui permettent d’alimenter simultanément et gratuitement quatre ordinateurs et six téléphones portables dans n’importe quel lieu public extérieur, c’est l’image d’une grande table à pique-nique interactive qui se fait valoir lorsqu’on tente de décrire Matrioshka, un projet de mobilier urbain interactif conceptualisé en France en 2014 par l’association de designers Quatorze.

Le projet a migré à Montréal en août 2016 par le festival québécois de la conception collaborative et durable Eco2FEST de l’organisme collaboratif OuiShare. Depuis, il évolue dans les mains d’un entrepreneur et résident de La Petite-Patrie, Tanguy Bordaz, qui le porte épaulé d’un réseau d’innovation composé d’ingénieurs en électronique et mécanique, de designers, de développeurs et d’artistes multimédias.

Ensemble ils œuvrent à peaufiner et commercialiser le projet. Cette version montréalaise est « plus évoluée au niveau technologique », et apporte de nouvelles possibilités. Elle pourrait éventuellement voir le jour dans les parcs, les festivals et les places publiques de la métropole dès cet été 2017.

Avec déjà un noyau de 10 personnes, le projet capitalise sur son sa particularité « open source » — c’est-à-dire qui bénéficie d’une libre redistribution et dont la création de travaux dérivés est autorisée,  qui lui permet d’attirer toujours plus de personnes, de technologies et de cas d’applications.

Matrioshka à Montréal

C’est du moins ce qu’espèrent l’entrepreneur et l’équipe d’experts, qui travaillent depuis un an à adapter le projet aux besoins des arrondissements, des Sociétés de développement commercial (SDC), des centres commerciaux et des organisateurs d’événements.

Alors que Matrioshka se résumait initialement à être une station de recharge et point WiFi pour les citoyens, travailleurs nomades et touristes grâce à ses panneaux solaires, elle se veut désormais adaptée à une clientèle plus large en étant également « capable de mesurer son environnement et d’avoir une interactivité avec les personnes ». Des capteurs Bluetooth et des panneaux interactifs interchangeables peuvent être intégrés « sur mesure » au mobilier afin de communiquer de l’information ciblée aux citoyens.

« On développe Matrioshka comme kiosque signalétique d’informations, mais on est aussi capable de mesurer notre environnement et ce qui se passe autour, explique Tanguy Bordaz pour résumer le “double usage” du mobilier fait de bois récupéré. Ça contribue à l’attrait du lieu et répond à un besoin très précis, mais qui varie selon les clients. Les SDC veulent attirer les gens vers une certaine zone commerciale, mais ils ne savent pas forcément si les messages qu’ils délivrent ont un impact. Nous arrivons alors avec un but et une solution que nous adaptons à notre client. »

L’information promue doit toutefois être en lien avec l’endroit et l’histoire où Matrioshka est installée.

« On aimerait éviter que ce soit de la publicité. Le but est de soutenir de l’information qui serait utile aux citoyens et également de toujours garder une face pour les artistes, précise l’entrepreneur. Les gens peuvent s’en servir comme un outil pour travailler à l’extérieur comme ça peut être un objet de divertissement pour un commanditaire d’un événement. »

Sortie de l’ombre à venir

Bien qu’elle est sortie de l’ombre que depuis deux mois, Matrioshka est l’un des cinq projets à avoir été invité à l’événement de la Ville de Montréal « Pleins feux, Montréal intelligente et numérique ».

Depuis, environ cinq clients sérieux ont montré de l’intérêt. Parmi ceux-ci, on compte une SDC et un programme du 375e anniversaire de Montréal. M. Bordaz préfère toutefois ne pas donner plus de détails afin de ne pas crier victoire trop vite avant la concrétisation des projets.

Tanguy Bordaz espère « faciliter la mobilité urbaine » et « animer les espaces de vie » de Montréal par un mobilier intelligent, multifonctionnel, ouvert et évolutif, qui répondra à toujours plus de besoins — c’est notamment pourquoi Matrioshka tire son nom des poupées russes.

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